Plusieurs bâtiments abandonnés entouraient un quai privé.

Une barge sombre attendait près de l’eau.

À l’intérieur du hangar principal, les prototypes de batteries avaient été placés dans des conteneurs thermiques.

Marc Valette supervisait le chargement.

Il n’était pas un simple directeur devenu voleur.

Depuis plusieurs années, il vendait des informations industrielles à un groupe étranger. Il avait choisi l’entrepôt de Lyon précisément pour accéder aux programmes sensibles qui y transitaient.

Lorsque l’entreprise avait engagé Antoine pour vérifier la sécurité, Valette avait compris que son réseau risquait d’être découvert.

Il avait alors retrouvé Damien.

Il lui avait raconté qu’Antoine était responsable de sa chute.

Il lui avait fourni des armes, des véhicules et le plan de l’entrepôt.

Damien pensait utiliser le vol pour financer sa fuite et se venger.

En réalité, Valette savait qu’il serait probablement arrêté.

Il avait sacrifié toute l’équipe pour détourner l’attention.

Élodie et Manon étaient attachées dans un petit bureau vitré au-dessus du hangar.

— Il viendra, dit Valette.

Élodie le regarda avec haine.

— Lucas n’est qu’un garçon.

— Non. C’est le fils d’Antoine Moreau. Il possède les accès de secours que son père a installés.

— Vous l’avez fait accuser.

— J’avais besoin que la police doute de lui.

Manon pleurait silencieusement.

Élodie essaya de se rapprocher de sa fille.

— Vous avez travaillé avec nous pendant cinq ans.

Valette haussa les épaules.

— J’ai travaillé près de vous.

— Michel vous invitait à Noël.

— Michel parle trop.

— Nous vous faisions confiance.

— La confiance est seulement un système de sécurité humain. Et comme tous les systèmes humains, elle peut être exploitée.

Un complice entre.

— Il est là.

Valette regarda les écrans.

Lucas avançait seul vers le portail principal.

Il portait le même bomber vert, mais ses mains étaient visibles et vides.

Valette activa un haut-parleur extérieur.

— Avance jusqu’au hangar.

Lucas obéit.

Des caméras suivaient chacun de ses mouvements.

Il passa entre des cuves rouillées et des bâtiments éventrés.

Lorsqu’il entra dans le hangar, trois hommes armés l’attendaient.

Valette descendit du bureau.

— Tu es plus courageux que prudent.

— Laisse-les partir.

— Les codes.

Lucas sortit une petite clé électronique.

— Ils sont là.

Valette tendit la main.

— D’abord Élodie et Manon.

— Tu n’es pas en position de négocier.

Lucas regarda les conteneurs.

— Tu n’as pas encore vérifié les batteries.

Valette s’arrêta.

— Bien sûr que si.

— Tu as vérifié les numéros de série. Pas les cellules internes.

Un doute traversa son visage.

— Qu’est-ce que tu racontes ?

— Les prototypes possèdent un système d’autoprotection. S’ils quittent une zone autorisée sans code de transfert, les cellules se verrouillent définitivement.

Valette betrachtete den Schlüssel in Lucas’ Hand.

— Und dieser Schlüssel öffnet sie?

– Ja.

— Gib es mir.

— Geiseln freilassen.

Die Parkwächterin gab einem Mann ein Zeichen.

Manon wurde nach unten gebracht.

Élodie blieb im Büro.

Der Komplize hielt eine Waffe in der Nähe des Kindes.

Lucas behielt einen ruhigen Gesichtsausdruck.

— Die Mutter auch.

— Immer nur eine Person nach der anderen.

— Das war nicht die Vereinbarung.

Valette lächelte.

— Es gab nie eine Vereinbarung.

Er riss Lucas den Schlüssel aus der Hand.

— Schau es dir an.

Ein Techniker steckte es in einen Computer.

Auf dem Bildschirm wurde ein Code abgefragt.

„Welcher Code?“, fragte Valette.

— Es ändert sich alle dreißig Sekunden.

— Gib es mir.

Lucas sah Manon an.

— Befreit sie.

Valette zog eine Waffe hervor.

— Gib mir den Code.

— Du hast es nicht verstanden.

– Was ?

— Der Schlüssel steuert nicht die Batterien.

Valette runzelte die Stirn.

Am Gehäuse leuchtete eine rote Lampe auf.

Dann verriegelten sich alle Türen des Hangars.

Die bewaffneten Männer drehten sich um.

– Was hast du gemacht?

Lucas betrachtete die Behälter.

— Ich habe ihre Tags aktiviert.

Die Parkwächterin wurde blass.

— Sie wurden deaktiviert.

— Die, die du kanntest, ja.

In der Ferne näherte sich das Geräusch von Motoren auf dem Fluss.

Schnelle Boote.

Dann gingen hinter den Fenstern Scheinwerfer an.

Die Gendarmerie umstellte das Gelände vom Wasser und den unterirdischen Zugangspunkten aus.

Valette hob seine Waffe auf Lucas.

— Du hast mich hereingelegt.

— Genau wie du Damien ausgetrickst hast.

— Er war nichts als ein Verbrecher.

— Du hast ihren Schmerz ausgenutzt, um die Arbeit für dich zu erledigen.

— Und was setzt du ein? Deinen Mut?

Lucas schüttelte den Kopf.

— Deine Arroganz.

Valette schießt.

Lucas warf sich hinter einen Container.

Die Kugel traf auf das Metall.

Die Einsatzkräfte drangen durch mehrere Öffnungen ein.

— Gendarmerie! Waffen auf dem Boden!

Die Komplizen schlugen zurück.

Schüsse fielen.

Lucas blieb im Verborgenen.

Er sah, wie Manon sich neben eine Palette legte.

Élodie hämmerte gegen das Bürofenster.

Ein bewaffneter Mann näherte sich dem Kind.

Lucas kam aus seinem Versteck.

Er schob einen Metallwagen den Gang entlang.

Der Karren erfasste den Mann und lenkte seine Waffe ab.

Manon rannte auf Lucas zu.

Er schützte sie hinter dem Container.

— Wo ist Mama?

— Dort oben.

Valette war bereits auf dem Rückweg ins Büro.

Er begriff, dass Elodie seine letzte Hoffnung war.

Lucas übergab Manon einem Polizisten.

Dann nahm er eine Nebentreppe.

Antoine betrat zusammen mit Delmas den Hangar.

— Lucas!

Der junge Mann blickte zum Schreibtisch auf.

Valette hatte Élodie gepackt.

Er ging zurück in Richtung eines Außenstegs, der zum Dock führte.

Lucas rannte ihm hinterher.

Der Regen machte das Metall rutschig.

Weiter unten war die Rhône schwarz.

Valette führte Élodie zum Lastkahn.

„Zurück!“, schrie er.

Lucas hielt an.

Antoine und Delmas erschienen hinter ihm.

Valette richtete seine Waffe auf Élodie.

— Ein Boot. Jetzt!

Delmas hebt die Hände.

— Es gibt keinen Ausweg.

— Ich habe eine Geisel.

— Und zwanzig Gendarmen um Sie herum.

Valette blickte Lucas an.

— Das alles ist deine Schuld.

„Nein“, antwortete Lucas. „Es liegt an deinen Entscheidungen.“

— Du redest wie dein Vater.

— Er hat mir beigebracht, auf die Fakten zu schauen.

— Und die Fakten besagen, dass, wenn ich falle, sie mit mir fällt.