Le lendemain à huit heures cinquante-deux, Lucas se trouvait devant l’entrée administrative du terminal B.

Il portait son polo bordeaux.

Son gilet réfléchissant.

Ses chaussures usées.

Et son badge suspendu autour du cou.

Monsieur Bernard était déjà là.

— Qu’est-ce que tu fais ?

— On m’a dit de venir.

— Qui ?

Lucas le regarda.

Bernard soupira.

— Évidemment.

Ils prirent un ascenseur.

Au quatrième étage, Lucas découvrit une partie de l’aéroport qu’il ne connaissait pas.

Plus silencieuse.

Moquette épaisse.

Bureaux vitrés.

Salles de réunion.

Photographies officielles sur les murs.

Une assistante les guida jusqu’à une grande salle.

Henri Laurent se tenait près de la fenêtre.

Cette fois, il était méconnaissable.

Costume gris.

Chemise blanche.

Cravate terminée.

Cheveux soigneusement coiffés.

Il ne ressemblait plus à l’homme trempé de la veille.

Autour de la table étaient assises cinq personnes.

Parmi elles, la femme élégante que Lucas avait vue au terminal.

— Entrez.

Lucas s’arrêta près de la porte.

Henri lui montra une chaise.

— Asseyez-vous.

Lucas regarda Bernard.

Bernard reste debout.

Henri fit un léger geste.

— Vous aussi, Monsieur Bernard.

Ils s’assirent.

La femme prit la parole.

— Je suis Madeleine Laurent.

— Votre fille ? demanda Lucas spontanément.

Madeleine eut un léger sourire.

— Oui.

Lucas baissa les yeux.

— Désolé.

— Pourquoi ?

— Je ne sais pas.

Henri sembla amusé.

Puis son visage redevint sérieux.

— Lucas, pourquoi travaillez-vous ici ?

La question surprit tout le monde.

— Pour gagner de l’argent.

— C’est évident.

Henri se pencha légèrement.

— Pourquoi à dix-sept ans ?

Lucas hésita.

Il n’aimait pas parler de sa vie devant des inconnus.

— Ma mère travaille seule.

Henri attendit.

— Mon père est mort quand j’avais dix ans.

— Je suis désolé.

Lucas hocha la tête.

— Ma mère paie presque tout. Alors j’aide.

— Vos études ?

— Lycée professionnel.

— Dans quel domaine ?

— Maintenance des équipements.

Henri acquiesça.

— Vous aimeriez travailler dans les aéroports plus tard ?

Lucas haussa les épaules.

— Peut-être.

— Vous n’avez pas de rêve ?

Lucas sourit légèrement.

— J’ai surtout des factures.

La phrase tomba dans un silence inattendu.

Madeleine détourna les yeux.

Henri observa Lucas.

— Vous savez pourquoi j’étais dans cet état hier ?

— Non.

Henri se lève.

— Depuis trois mois, nous négocions une restructuration importante.

Il marcha lentement vers la fenêtre.

— Les résultats de plusieurs filiales sont mauvais. Les coûts augmentent. Les conseils d’administration veulent réduire les dépenses.

Lucas ne comprenait toujours pas où cela menait.

Henri poursuit :

— Hier soir, avant une réunion décisive, j’ai voulu rejoindre l’aéroport sans chauffeur.

Madeleine leva les yeux au ciel.

— Contre l’avis de tout le monde.

Henri l’ignore.

— Mon véhicule est tombé en panne à quelques centaines de mètres d’une entrée secondaire. J’ai marché sous la pluie.

— Pourquoi personne ne vous a récupéré ?

— Parce que mon téléphone était presque déchargé et que je suis extrêmement têtu.

Madeleine murmura :

— Enfin une information exacte.

Lucas retint un sourire.

Henri reprit :

— Lorsque je suis arrivé dans le terminal, j’étais fatigué. Probablement en hypoglycémie. J’avais sauté le déjeuner.

Lucas fronça les sourcils.

— Vous auriez vraiment dû voir un médecin.

Henri sourit.

– Das ist es, was mein Arzt hier sagt.

Puis il se tourna gegen Bernard.

— Monsieur Bernard, erkläre mir, warum du Lucas suspendiert hast.

Bernard redressa les épaules.

— Es liegt in der Arbeitszone, die durch eine direkte Anweisung verursacht wird.

— Pour m’aider.

— Es gibt eine Sicherheitsausrüstung und eine medizinische Ausrüstung.

— Elles n’étaient pas présentes.

— Die Aurait dû les contacter.

Lucas intervint.

— Je n’avais pas le temps.

Bernard le regarda.

Henri leva une main.

— Continuez.

Bernard-Nachdruck:

— Ce n’était pas la première fois. Lucas verwaltet regelmäßig die Wasserflaschen oder das Material, das dem Unternehmen gehört. Das ganze Parfüm soll den Passagieren helfen.

Henri tourna la tête gegen Lucas.

— C’est vrai ?

— Oui.

— Warum?

Lucas réfléchit.

— Parce qu’ils Demandent de l’aide.

– Et si cela nuit à votre travail?

— J’essaie de rattraper après.

Bernard secoua la tête.

– Voilà, das Problem ist gelöst.

Henri revint s’asseoir.

— Ich habe dein Dossier heute, Lucas.

Le jeune homme se tendit.

— Mein Dossier?

– Sie haben zwei Ankündigungen.

— Oui.

– Um einen Durchgang zu begleiten, war gerade eine Eingangstür vorhanden, bis er Ihre Rolle nicht mehr erfüllte.

— Il ne trouvait plus son chemin.

— Ein anderer wollte einen drehbaren Stuhl an eine weibliche Wand anschließen.

— Le Service d’assistance mettait trop de temps.

Henri prit une feuille.

— Et trois Komplimente officiels de voyageurs.

Lucas wusste nicht, dass sie existierten.

— Haben Sie noch nicht einmal ein Gespräch geführt?

— Nicht.

Henri regarda Bernard.

Bernard reste impassible.

— Die Komplimente sind keine Ergänzung zu den Verfahrensverstößen.

Henri tend les documents.

— Nicht.

Lucas sagte, sein Sohn sei serrer.

— Die Verfahren, die das System strafbar machen, wurden von einer Person unterstützt, die möglicherweise ein anderes Problem darstellt.

Bernard répondit :

– Wenn Sie die Regeln selbst interpretieren, kann der Flughafen davon abweichen.

Henri Hocha lentement la tête.

– Sur ce point, vous avez raison.

Lucas baissa les yeux.

Puis Henri ajouta :

— Wenn die Regeln jedoch gelten, wenn eine Person entlastet ist, ist dies die Regel, die geprüft werden muss.

Bernard ne répondit pas.

Madeleine ouvrit un dossier.

— Wir haben die Berichte des Wartungsdienstes ausführlich erörtert.

Der Platz mit den zusätzlichen Feuilles liegt neben dem Vater.

— Das Personal ist während bestimmter Stunden nicht ausreichend.

Henri regarda Bernard.

— Depuis combien de temps ?

Bernard hésita.

— Presque un an.

— Warum?

— Budgetbeschränkungen.

— Qui les a imposées ?

Bernard grüßt die Mitglieder des Rates.

Personne ne parla.

Henri comprit.

— Nous.

Madeleine hocha la tête.

— Oui.

Henri se renversa légerement contre son siège.

In Sekundenschnelle hörte ich noch mehr Zeit.