Im Alter von fünf Jahren hatten sie mitten in der Nacht ihr erstes Zuhause verlassen.
Dann wechselte er alle zwei Jahre das Dorf.
Marta sagte, die Mieten würden steigen.
Noch eine Lüge.
— Warum haben Sie nach uns gesucht?
Severin antwortete nicht.
Théa fragt:
— Um sie zu beschützen?
Alina blickte den Regenten an.
Die Stille dauerte zu lange.
“Nein”, murmelte sie.
— Du hast nicht erwartet, dass ich dich beschütze.
Oren ouvrit un autre tiroir.
À l’intérieur se trouvait une lettre.
Sceau de Lady Elowen.
Il la tendit à Alina.
« Martha,
si Cael et moi n’atteignons pas l’abbaye, emmène Alina hors de la capitale.
N’utilise jamais le nom Auremont.
Ne fais confiance ni au Conseil ni au régent avant d’avoir la preuve de ce qui s’est passé dans la Tour des Lions.
Si les Gardiens la reconnaissent un jour, cela signifie que la Couronne peut enfin entendre la vérité. »
Alina relut la phrase.
Puis releva la tête.
— « Ni au régent. »
Séverin palit.
Théa murmura :
— Elowen ne vous faisait pas confiance.
— Elle était terrifiée.
— De vous.
— De tout le monde.
Oren sortit encore un document.
Cette fois, une carte.
La Tour des Lions.
Un ancien fort dans la montagne.
Fermé depuis dix-huit ans.
Alina regarda Oren.
— Quelle preuve se trouve là-bas ?
— Je ne sais pas.
Severin répondit trop vite :
— Rien.
Tous le regardèrent.
Alina sourit légèrement.
— Encore cette peur.
Severin se tourna vers Théa.
— Vous ne pouvez pas laisser cette fille détruire le royaume avec des histoires vieilles de vingt ans.
Théa regarda la plaque.
Puis Alina.
— Si elle est réellement l’héritière…
— Elle ne l’est pas !
— Alors pourquoi les lions se sont-ils inclinés ?
Il ne répondit pas.
Théa poursuit :
— Pourquoi son nom était-il dans cette crypte ?
— On peut fabriquer une plaque.
— Pourquoi Elowen l’a-t-elle confiée à Marta ?
— Nous n’en savons rien.
— Pourquoi votre première réaction devant les lions était-elle la peur ?
Severin durcit son visage.
— Parce que je connais le prix d’une crise de succession.
Théa le regarda longuement.
— Peut-être.
Puis elle retira sa tiare.
La posa sur la table.
Alina fronça les sourcils.
— Qu’est-ce que vous faites ?
— Pour l’instant, je ne suis pas une princesse défendant son trône.
Elle regarda Severin.
— Je suis quelqu’un qui veut savoir pourquoi l’homme qui m’a élevée politiquement depuis l’enfance me cache des choses.
Severin devint glacial.
— Remettez cette tiare.
— Non.
Un mot.
Simple.
Mais Alina comprit qu’il coûtait énormément à Théa.
Oren prit la carte.
— Nous devons aller à la Tour des Lions.
Severin barra le passage.
— Personne ne quitte le palais.
Alina leva les yeux.
— Vous comptez nous enfermer ?
— Si nécessaire.
Un grondement traversa le plafond.
Au-dessus d’eux, les deux lions de pierre rugirent.
Même sous plusieurs mètres de roche, le son fut audible.
Séverin se retira.
Alina sourit.
— Ils ne semblent pas d’accord.
PARTIE 3 — CE QUI S’ÉTAIT RÉELLEMENT PASSÉ LA NUIT DE LA DISPARITION ROYALE
Ils quittèrent le palais avant l’aube.
Pas officiellement.
Oren connaissait un ancien tunnel.
Théa venait avec eux.
Alina lui demanda plusieurs fois pourquoi.
— Parce que si ce que tu dis est vrai, toute ma vie repose sur quelque chose que je dois connaître.
— Et si je suis vraiment héritière ?
Théa resta silencieuse.
Puis répondit :
— Alors j’aurai beaucoup de raisons de te détester.
Alina haussa un sourcil.
— Très rassurant.
— Mais je préférerais détester quelqu’un pour une vérité que l’aimer à cause d’un mensonge.
Dies war vielleicht der erste Satz von Thea, den Alina aufrichtig respektierte.
Der Löwenturm stand auf einer Klippe.
Verlassen.
Zerbrochene Fenster.
Türen voller Rost.
Im Inneren fanden sie Spuren einer alten Schlacht.
Nicht die, die in Büchern beschrieben werden.
Keine Invasion von außen.
Die Waffenmarkierungen zeigten nach innen.
Soldaten aus dem Palast hatten untereinander Kämpfe ausgetragen.
Das Flüstern der Stunde:
— Eine Säuberung.
Sie gingen hinunter in Richtung Militärarchiv.
Die meisten Dokumente waren verbrannt.
Doch hinter einer eingestürzten Mauer fand Alina eine Kiste.
Innen :
Tagebuch von Prinz Get.
Sein Vater.
Ihre Hände zitterten.
Sie öffnete es.
Die vergangenen Wochen haben ein bereits gespaltenes Königreich offenbart.
Cael hatte herausgefunden, dass mehrere royalistische Offiziere die Ablösung von König Edric vorbereiteten.
Wofür ?
Weil der König den „Vormundschaftsrat“ abschaffen wollte, eine Institution, die dem Regenten in Krisenzeiten fast gleichwertige Befugnisse wie dem Monarchen einräumte.
Severin, damals ein junger Kanzler, leitete diesen Rat.
Doch er war nicht allein.
Mehrere wohlhabende Familien fürchteten, ihre Privilegien zu verlieren.
Darunter…
Valenne House.
Theas Familie.
Sie wurde blass.
— Mein Großvater.
Die Zeitung erwähnte Herzog Renald Valenne.
Er hatte private Truppen finanziert.
Théa schloss kurz die Augen.
Alina fährt fort.
Cael glaubte nicht, dass Severin ein Attentat plante.
Er glaubte, der Regent wolle König Edric zwingen, eine neue Charta anzunehmen.
Dann ein Satz:
„Elowen hält mich für naiv.“
Sie könnte Recht haben.
Severin hat keine Angst vor meinem Vater.
Er hat Angst vor dem Kind.
Alina hörte auf zu atmen.
– Mich.
Weiter :
„Die Wächter zogen an dem Tag um, an dem Alina ihnen vorgestellt wurde.“
Eine Pfote.
Nur einer.
Oren behauptet, dies sei seit drei Generationen nicht mehr vorgekommen.
Wenn das Königreich davon erfährt, kann keine Charta sein Recht auslöschen.
Théa sah Alina an.
— Die Löwen hatten dich bereits erkannt.
– Baby.
Oren nickte.
— Deshalb trug die Gedenktafel ihre Fingerabdrücke.
Die Zeitung berichtete weiter.
Cael hatte einen Fluchtplan vorbereitet.
Elowen und Marta sollten Alina zur Abtei bringen.
Cael würde bleiben, um Severin zur Rede zu stellen.
Dann…
Keine Einträge.
Nur eine letzte Seite, in anderer Handschrift.
Élowen.
„Cael lebt.“
Severin hat ihn nicht getötet.
Doch jemand aus dem Stadtrat ordnete den Angriff auf die Familie ohne ihre Zustimmung an.
Er sagte, er wolle uns bei der Flucht helfen.
Ich weiß nicht, ob ich es glauben kann.
Falls wir getrennt werden, wird Marta Alina behalten.